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Syndicat des personnels de l’Opéra national de Nancy·Lorraine CGT-ONNL Ouvert à tous les personnels de notre maison
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Communiqués

Communiqué

26 juillet 2026

Et maintenant ?

Le maintien des financements ouvre une nouvelle étape : celle du projet artistique de l'Orchestre de l'Opéra national de Nancy-Lorraine.

La CGT se réjouit de l’annonce du maintien des subventions de l’Opéra national de Nancy-Lorraine. Cette décision constitue une excellente nouvelle pour l’établissement, ses salariés, ses partenaires et l’ensemble des publics.
Elle ouvre désormais une nouvelle étape : celle de la définition d’un projet artistique clair, cohérent et durable pour l’Opéra national de Nancy-Lorraine.

Une direction musicale toujours absente

Depuis le départ de Marta Gardolińska à la fin de l’année 2025, l’établissement ne dispose plus d’une direction musicale. Aucun recrutement n’a été annoncé pour la saison 2026-2027 et les personnels restent aujourd’hui sans visibilité sur les orientations artistiques des prochaines années. Cette situation soulève une question essentielle : quelle ambition souhaite-t-on porter pour un opéra national ?

Des missions qui doivent pouvoir coexister

Comme l’ensemble des établissements culturels, l’Opéra est appelé à développer de nouvelles missions : médiation, éducation artistique et culturelle, présence sur le territoire, projets participatifs et élargissement des publics. La CGT soutient pleinement ces évolutions, qui participent à la démocratisation de la culture.
Mais ces missions ne peuvent se développer au détriment de celles qui fondent l’identité même d’un opéra national : la création, la production lyrique, l’activité symphonique et l’excellence artistique. L’enjeu n’est pas d’opposer ces différentes missions, mais de leur donner les moyens de coexister.

L’Orchestre en perte d’effectifs

Or l’Orchestre connaît aujourd’hui un affaiblissement préoccupant. Son effectif permanent est passé de 66 musiciens prévus à 56 aujourd’hui (-15%), tandis que les productions symphoniques réunissant l’ensemble de l’Orchestre se raréfient.
Un orchestre permanent constitue pourtant un patrimoine artistique vivant. Sa qualité repose sur la stabilité de ses effectifs, sur un travail collectif inscrit dans la durée et sur l’existence d’une direction musicale capable de construire une véritable identité artistique. C’est cette continuité qui permet au public de bénéficier d’un haut niveau d’exigence et qui contribue au rayonnement d’un établissement national.
Au-delà de l’organisation interne, c’est donc la capacité de l’Opéra national de Nancy-Lorraine à remplir pleinement sa mission de service public culturel qui est aujourd’hui posée.

NOS DEMANDES

La CGT appelle la direction, la présidence et les collectivités qui soutiennent l’établissement à engager une réflexion ambitieuse sur l’avenir artistique de l’Opéra.
Elle demande :

  • la nomination d’une direction musicale ;
  • une programmation symphonique ambitieuse et régulière ;
  • une politique de recrutement permettant de reconstituer les effectifs permanents ;
  • un projet artistique clair donnant toute sa place à l’Orchestre au sein de l’ensemble des missions de l’établissement ;
  • des moyens humains et financiers cohérents avec les ambitions confiées à un opéra national.

UNE AMBITION À LA HAUTEUR D’UN OPÉRA NATIONAL

Le maintien des financements était une condition nécessaire. Il doit désormais permettre de consolider un projet d’établissement capable de concilier création artistique, diffusion, médiation et action culturelle, sans sacrifier l’une de ces missions au profit d’une autre. C’est à cette condition que l’Opéra national de Nancy-Lorraine continuera de remplir pleinement sa mission au service de tous les citoyens.

Communiqué

9 juillet 2026

386 000 € gelés pour l’Opéra

La CGT tire la sonnette d’alarme

Ni les personnels, ni le public ne doivent payer le prix de cette décision.

L’Opéra face à une nouvelle réduction de ses moyens

Alors que le Gouvernement a décidé de geler 13 % de la subvention de l’État attribuée à l’Opéra national de Nancy·Lorraine, soit une diminution de 386 000 euros pour notre établissement, les personnels de l’Opéra tiennent à alerter sur les conséquences concrètes de cette décision.

Cette baisse intervient dans un contexte où nos équipes œuvrent déjà quotidiennement avec des moyens contraints pour garantir la qualité artistique, l’accueil des publics et la continuité d’une mission de service public essentielle à notre territoire.

Au-delà d’une ligne budgétaire, ce sont des choix artistiques, des projets, des emplois et des conditions de travail qui sont fragilisés. Derrière chaque spectacle se trouvent des métiers, des compétences, des savoir-faire et un engagement collectif : artistes, techniciens, personnels administratifs, équipes d’accueil et tous ceux qui contribuent à faire vivre l’Opéra.

L’Opéra est un bien commun

Nous souhaitons rappeler que l’Opéra national de Nancy·Lorraine n’est pas seulement un lieu de représentation. Il est un lieu de mémoire et de transmission, où se rencontrent un patrimoine artistique séculaire et une création vivante. Il est un espace ouvert à toutes et tous, qui permet la découverte, l’émotion, la réflexion et le partage.

Dans une période où notre société traverse de profondes tensions, la culture ne peut être considérée comme une activité secondaire. Les œuvres et les artistes nous donnent à voir le monde autrement, développent notre capacité à ressentir, à comprendre l’autre et à exercer notre esprit critique. Cette capacité à éprouver et à penser ensemble participe pleinement à la vitalité démocratique et à l’existence d’un État de droit.

Notre engagement

En tant que personnels de l’Opéra national de Nancy·Lorraine, nous avons la responsabilité de défendre cet outil culturel majeur, les métiers qui le font vivre et la relation de confiance construite depuis des années avec les publics.

La CGT des personnels de l’Opéra national de Nancy·Lorraine restera mobilisée pour préserver les missions de notre établissement et appelle à la vigilance collective face aux décisions qui pourraient fragiliser durablement le service public de la culture.